Hiramatsu à Giverny

Accrochage temporaire du 30 mars au 4 novembre 2018

Le musée des impressionnismes Giverny présente du 30 mars au 4 novembre 2018 un accrochage temporaire consacré au peintre japonais né à Tokyo en 1941, Hiramatsu Reiji, intitulé "Hiramatsu à Giverny" qui s’inscrit dans le cadre des célébrations du cent cinquantenaire de la proclamation de l'ère Meiji, époque où le Japon s’ouvre aux échanges avec l’Occident.

En 1994, Hiramatsu Reiji découvre les Grandes Décorations de Claude Monet au musée de l’Orangerie à Paris. Il décide alors de se rendre à Giverny pour visiter la maison et le jardin d’eau de l’un des plus grands maîtres de l’impressionnisme. Au cours de ses vingt dernières années, il aime à y retourner et réinvente son art. Les paysages d’eau et de reflets deviennent l’un de ses motifs privilégiés. L’artiste s’essaye à de nouveaux formats – et adopte le format circulaire utilisé par Monet en 1907 et 1908. La dévotion que voue Hiramatsu à Monet le conduit à effectuer différents séjours sur la côte normande : Rouen, Le Havre, Honfleur, Étretat, Fécamp, Deauville ou encore Trouville. Il évoque ainsi ce voyage vers le japonisme : « J’ai été profondément étonné en découvrant l’oeuvre immense qu’est la série des Nymphéas. Je me suis alors mis à étudier avec ardeur le japonisme, avec le regard d’un peintre de nihonga qui part pour un voyage vers l’impressionnisme et le japonisme. Pour moi qui adore les fleurs, la Normandie fut une région de rêve. Je me suis souvent rendu vers la mer en suivant la Seine. Le but de mon voyage était d’aller à la recherche du japonisme dans le jardin de Monet à Giverny et d’observer les reflets sur l’eau du bassin des nymphéas. J’ai tenté de comprendre l’attirance qu’avait éprouvée Monet pour le japonisme depuis sa jeunesse, ainsi que le regard qu’il portait sur les choses. C’est avec liberté et avec un sentiment ludique que j’ai peint les nymphéas chers au goût japonisant de Monet. »

L’accrochage réunit sept toiles et deux paravents qui montrent l’influence exercée par Claude Monet et est complété par un ensemble documentaire illustrant la technique traditionnelle japonaise appelée nihonga.

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