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  4. L’Impressionnisme et les Américains

A propos

Pour son cinquième anniversaire, le musée des impressionnismes Giverny, fidèle à ses missions, continue à dévoiler l’influence de l’impressionnisme à travers le monde. Pour le début de sa saison 2014, il s’associe à la Terra Foundation for American Art pour une exposition consacrée à l’art américain entre 1880 et 1900. Conçue en collaboration avec les National Galleries of Scotland (Édimbourg) et le Museo Thyssen-Bornemisza (Madrid), «L’Impressionnisme et les Américains  » propose une exploration inédite de la pratique de l’impressionnisme chez les peintres américains des deux côtés de l’Atlantique.

Le voyage en Europe 

Seule artiste américaine à avoir exposé à Paris avec les impressionnistes, Mary Cassatt occupe une place de choix dans l’exposition. Loin de se contenter de collectionner des tableaux pour son propre compte, elle joue un grand rôle dans la promotion de l’impressionnisme français auprès des collectionneurs américains.

John Singer Sargent est la deuxième figure majeure de l’exposition. Expatrié lui aussi, il expérimente les techniques impressionnistes pendant les années qu’il passe en France et en Grande-Bretagne. Grand ami de Claude Monet, il en fait le portrait lors d’une visite à Giverny en 1885 : Claude Monet peignant à l’orée d’un bois (1885) représente le maître français travaillant à une toile qui a été identifiée – il s’agit de Prairie aux meules de foin près de Giverny, l’un des premiers tableaux de la série des Meules.

La découverte de Giverny et de Paris

En 1887, un groupe de jeunes peintres venus des États-Unis et du Canada s’installe à Giverny. Inspiré par Monet et par la lumière changeante de ce village de Normandie, Theodore Robinson, pour les paysages qu’il peint en plein air, adopte peu à peu la touche spontanée et la palette de couleurs vives propres aux impressionnistes. John Leslie Breck, qui habite dans le village entre 1887 et 1891, se lie également à Monet. Dans sa série d’esquisses de meules de foin directement inspirées de celles du peintre français, il s’exerce à saisir les fluctuations de la lumière. Quant à Childe Hassam, il découvre l’impressionnisme lors du séjour qu’il fait à Paris entre 1886 et 1889. C’est avec des tableaux comme Le Jour du Grand Prix, peint pour le Salon de 1888, qu’il commence à expérimenter des couleurs plus vives et des sujets plus modernes.

Le retour aux États-Unis 

Les artistes rentrés aux États-Unis après avoir étudié en Europe pendant des années cherchent à adapter l’impressionnisme à leur nouveau public en choisissant des sujets de leur pays natal, surtout parmi ceux qui leur sont familiers. En 1887-1888, William Merritt Chase abandonne sa palette sombre pour créer une série de scènes de jardins publics aux couleurs vives. Dans les années 1890, pendant les étés qu’il passe sur la côte de Long Island, il poursuit dans cette voie en travaillant en plein air : ses tableaux lumineux représentent des femmes et des enfants occupés à leurs loisirs.

Childe Hassam, Theodore Robinson et Dennis Miller Bunker, peignent quant à eux New York, les villages de Nouvelle- Angleterre et la côte du Maine avec des couleurs éclatantes et une facture libre. Comme les impressionnistes français, ils s’intéressent surtout à traduire la fugacité. 

Robes blanches sous le soleil d’été

À la fin du xixe siècle, pendant le Gilded Age (l’âge d’or américain), les femmes et les enfants sont souvent vêtus de blanc en signe de pureté et d’innocence. Le blanc lumineux attire notamment Cecilia Beaux et John Singer Sargent. Ces grands pans de tissu sont alors un objet d’exploration artistique. Edmund Tarbell et Frank Benson accentuent la luminosité des robes blanches en faisant poser leurs modèles sous un éclatant soleil d’été. Lorsque Tarbell présente Au verger à l’Exposition universelle de 1893, organisée à Chicago, sa toile est applaudie pour l’« américanité » qui y est perçue. Quant aux femmes et aux jeunes filles rayonnantes de santé peintes en plein air par Benson, elles incarnent un nouvel idéal, celui de la femme du xxe siècle. 

Un impressionnisme « whistlérien »

Même s’il passe la plus grande partie de sa vie en Europe James McNeill Whistler conserve la citoyenneté américaine. Avec ses tableaux insolites, qui portent des titres comme Harmonies ou Nocturnes, il crée un style nouveau. À la fin des années 1860 et au début des années 1870, alors qu’il travaille à Londres, il peint des nocturnes monochromes d’une facture extrêmement lisse et mince. 

Commissariat : Katherine Bourguignon, Ph.D., conservatrice adjointe à la Terra Foundation for American Art Europe.

Exposition conçue en collaboration avec les National Galleries of Scotland (Édimbourg) et le Museo Thyssen-Bornemisza (Madrid)

  • Logo des National Galleries of Scotland
  • Logo du Museo Thyssen-Bornemisza

Exposition placée sous le patronage de Madame Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication et de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique en France.

En vidéo

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En images

Zoom sur les œuvres

Dennis Miller Bunker, La Mare, Medfield

  • Dennis Miller Bunker
  • La Mare, Medfield, 1889.
  • Huile sur toile, 47 x 61,6 cm. Boston, Museum of Fine Arts, fonds Emily L. Ainsley

Frank W. Benson, Eleanor

  • Frank W. Benson
  • Eleanor, 1901.
  • Huile sur toile, 76,2 x 64,1 cm. Providence, Museum of Art, Rhode Island School of Design, don de la succession de Mme Gustav Radeke

Mary Cassatt, Femme assise avec un enfant dans les bras

  • Mary Cassatt
  • Femme assise avec un enfant dans les bras, v. 1890.
  • Huile sur toile, 81 x 65,5 cm. Bilbao, Museo de Bellas Artes de Bilbao

Mary Cassatt, L’Été

  • Mary Cassatt
  • L’Été, 1894.
  • Huile sur toile, 100,6 x 81,3 cm. Chicago, Terra Foundation for American Art, Collection Daniel J. Terra

En résonance

De l’impressionnisme à l’art contemporain

En regard de l’exposition, le musée présente une oeuvre du Fonds régional d’art contemporain (Frac) Normandie Rouen et propose ainsi de favoriser les passerelles entre l’impressionnisme et les pratiques contemporaines.

En regard des peintures des artistes américains inscrites dans le mouvement impressionniste, le grand diptyque de Philippe Cognée offre une vision déformée et atmosphérique de la ville de Seattle. Peintre majeur de la scène française, l’artiste est connu pour son emploi singulier de la peinture à l’encaustique qui lui permet de « détruire » l’image pour mieux la recréer. Il participe dans les années 1980 en France à  une redéfinition de la peinture figurative, tandis que les Américains au début du XXe  siècle  renouvellent leur vision du paysage américain en adoptant l’esthétique impressionniste.

Ressources

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  • Logo Caisse d’Epargne Normandie, mécène du musée des impressionnismes Giverny

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