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  4. Sorolla, un peintre espagnol à Paris

A propos

Les effets de lumière du peintre espagnol Joaquín Sorolla conduisent à le considérer comme un impressionniste. Du 14 juillet au 6 novembre 2016, le musée des impressionnismes Giverny vous propose de découvrir la carrière et les oeuvres de cet artiste, qui connaît le succès à Paris, en exposant notamment, en 1906, à la galerie Georges Petit, chez l’un des principaux promoteurs des impressionnistes.

Sorolla à Paris : inspiration et reconnaissance

C’est en 1885 que Joaquín Sorolla découvre Paris pour la première fois. Son séjour dans la capitale est l’occasion de se familiariser avec plusieurs tendances artistiques novatrices : les peintres modernes et naturalistes, la photographie, mais aussi l’estampe japonaise. C’est aussi la rencontre avec l’impressionnisme. Mais, loin des paysages de Claude Monet, les œuvres qu’il livre à cette époque sont empreintes de dénonciation sociale. De 1893 à 1909, Sorolla expose presque chaque année au Salon de la Société des Artistes français à Paris. C’est une grande reconnaissance pour un artiste étranger. Il obtient de prestigieuses récompenses, notamment lors de l’Exposition universelle de 1900 avec son œuvre Triste héritage, représentant, sur une plage, des enfants malades s’apprêtant à prendre un bain de mer thérapeutique.

Bords de mer : travail des pêcheurs et scènes de baignades

Sorolla affectionne particulièrement les bords de la Méditerranée. Dans les années 1890, sur les plages de Valence, il observe les pêcheurs au retour de leurs barques et représente ces scènes de travail dans ses œuvres. Au moment où les loisirs se démocratisent, il peint également les joies de la baignade. La lumière du soleil couchant intéresse Sorolla et le rendu qu’il en fait est surprenant par ses contrastes chromatiques. Comme Claude Monet, Sorolla s’attache à représenter les reflets et la diffraction de la lumière sous le clapotis de l’eau. Toutefois, sa façon de représenter la mer est plus proche de la technique divisionniste, qui s’apparente au pointillisme pratiqué par les peintres néo-impressionnistes.

La famille de Sorolla au centre de ses portraits intimistes

Dès le début de sa carrière, Sorolla aime à peindre les portraits de sa famille. La représentation de son épouse Clotilde dans Mère, après la naissance de leur troisième enfant, célèbre la maternité. L’harmonie du camaïeu de blancs n’est pas sans rappeler les oeuvres de James Abbott McNeil Whistler. La famille de Sorolla lui inspire également des portraits en plein air, tels Elena parmi les roses, qui rencontrent un vif succès.

L’influence de Velázquez dans les portraits de Sorolla

En 1881, Sorolla séjourne pour la première fois à Madrid. Au Museo del Prado, il découvre les œuvres de Diego Velázquez, qu’il entreprend de copier. Au total, ce sont 15 copies que Sorolla va effectuer tout au long de sa carrière. Il garde également en sa possession 30 photographies des œuvres de l’artiste. Copies et clichés constituent une source d’inspiration pour Sorolla et l’influence du maître est décelable dans les portraits qu’il réalise.

Les paysages de Biarritz et de La Granja : entre impressionnisme et technique libre

Sorolla est indubitablement influencé par l’impressionnisme, bien qu’il le rejette, le qualifiant, dans les années 1890, de “toquade” et “d’invasion de fainéants”. Il pratique pourtant la peinture en plein air et s’intéresse au paysage. Dans les années 1906-1907, il peint à Biarritz et à La Granja. Il adopte une technique libre pour réaliser les portraits de son épouse et de ses filles et continue à intensifier les blancs dans ses œuvres, comme dans Instantané. Biarritz. Ses œuvres sont également influencées par les techniques de la photographie.

L’exposition Sorolla, un peintre espagnol à Paris permet de comprendre comment se forge son style si surprenant et original dans le Paris de la fin du XIXe siècle. Le musée des impressionnismes Giverny présente une centaine de peintures, dont celles qu’il expose à Paris et qui lui permettent d’acquérir une grande renommée.

Commissariat : Blanca Pons-Sorolla, arrière-petite-fille de l’artiste et responsable du catalogue raisonné de l’œuvre de Joaquín Sorolla, et María López Fernández, historienne de l’art.

Exposition organisée en collaboration avec la Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung de Munich et le Museo Sorolla de Madrid.

  • Logo de la Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung
  • Logo du Museo Sorolla

Cette exposition s’inscrit dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste 2016.

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En vidéo

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En images

Zoom sur les œuvres

Joaquín Sorolla, Clotilde se promenant dans les jardins de La Granja

  • Joaquín Sorolla
  • Clotilde se promenant dans les jardins de La Granja, 1907.
  • Huile sur toile, 170 x 100 cm. La Havane, Museo Nacional de Bellas Artes

Joaquín Sorolla, Cousant la voile

  • Joaquín Sorolla
  • Cousant la voile, 1896.
  • Huile sur toile, 222 x 300 cm. Venise, Fondazione Musei Civici di Venezia, Museo Correr, Galleria Internazionale d’Arte Moderna di Ca’Pesaro

Joaquín Sorolla, Le Bateau blanc. Jávea

  • Joaquín Sorolla
  • Le Bateau blanc. Jávea, 1905.
  • Huile sur toile, 105 x 150 cm. Collection particulière

Joaquín Sorolla, Pêcheurs valenciens

  • Joaquín Sorolla
  • Pêcheurs valenciens, 1895.
  • Huile sur toile, 65 x 87 cm. Collection Broere Charitable Foundation

En résonance

De l’impressionnisme à l’art contemporain

En regard de l’exposition, le musée présente une œuvre du Fonds régional d’art contemporain (Frac) Normandie Rouen et propose ainsi de favoriser les passerelles entre l’impressionnisme et les pratiques contemporaines.

Pour clore le parcours de l’exposition, c’est une scène de baignade de l’artiste suisse Kotscha Reist qui a été choisie, en écho aux nombreux paysages de bord de mer de Sorolla. Dans cette toile intitulée de façon énigmatique “Die Warheit” (“la vérité” en allemand), l’eau, d’un bleu clair intense, s’étend sur toute la surface et enserre les deux personnages, conférant à l’œuvre une atmosphère irréelle. Là où le peintre espagnol menait à travers ses toiles une quête sur la lumière et la couleur pour mieux révéler les éléments, Reist utilise la matière peinte pour dissoudre l’information et conférer au sujet une aura de mystère, entre fait divers et allégorie.

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  • Logo Sanef Albertis, mécène du musée des impressionnismes Giverny

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