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  4. Caillebotte, peintre et jardinier

A propos

« S’il avait vécu au lieu de mourir prématurément, il aurait bénéficié du même retour de fortune que nous autres, car il était plein de talent… »
Claude Monet

Disparu à l’âge de 45 ans seulement, Gustave Caillebotte a tardivement été reconnu comme un artiste impressionniste majeur. Cantonné à son rôle de collectionneur et de mécène de ses amis, il est longtemps relégué au rang de peintre amateur. Du 25 mars au 3 juillet 2016, le musée des impressionnismes Giverny propose de découvrir l’œuvre de Gustave Caillebotte sous un angle inédit : les jardins de l’artiste, source de son inspiration.

Le Paris d’Haussmann : la gare Saint-Lazare, l’Opéra et le Pont de l’Europe

Dès 1875, Gustave Caillebotte collectionne les tableaux des artistes impressionnistes et organise leurs expositions. Pourtant, contrairement à ses amis, il choisit de représenter les travailleurs, plutôt que les loisirs parisiens, les cafés et les quais de Seine. Il réside dans le nouveau quartier Haussmannien, autour de la gare Saint-Lazare, de l’Opéra et du Pont de l’Europe et il dépeint une ville en chantier. Dans ses œuvres, les ouvriers en blouse croisent les grands bourgeois coiffés d’un haut-de-forme. Caillebotte aime représenter la ville moderne vue d’en haut et, sous son pinceau, elle se dessine selon les perspectives de ses balcons et boulevards déserts. Une harmonie de gris domine ses œuvres où seules les frondaisons des arbres grêles apportent une note de couleur.

La propriété familiale à Yerres, son jardin et ses loisirs nautiques

De 1872 à 1878, Gustave Caillebotte puise son inspiration dans la propriété familiale de Yerres et retrouve, dans le parc à l’anglaise et le potager, les motifs qui correspondent à son goût pour les perspectives accusées et une nature ordonnée. Il entreprend, dès 1876, des toiles ambitieuses, qui apparaissent comme la version rustique de ses scènes de la vie urbaine contemporaine. Le sport est à la mode en cette fin de siècle et les baignades et activités de canotage dans l’Yerres offrent l’opportunité à l’artiste de représenter les loisirs nautiques. Durant cette période, Caillebotte s’illustre par un impressionnisme très personnel : les cadrages de ses œuvres et la présence humaine sont à part au sein de la production des artistes impressionnistes. Après les tons gris de ses œuvres parisiennes, Caillebotte utilise une palette vivement colorée.

Bateaux sur la Seine et paysages normands

Après la vente du domaine familial d’Yerres en 1879, Gustave Caillebotte et son frère Martial achètent un terrain au Petit Gennevilliers, en face d’Argenteuil, où ils font construire une maison. Passionné par la navigation, Caillebotte dessine des bateaux et devient président du Cercle de la voile de Paris. Comme Claude Monet avant lui, il peint les voiliers sur la Seine et le pont d’Argenteuil. Les champs de la plaine de Gennevilliers et le linge qui claque au vent près des lavoirs l’inspirent également. L’été, Caillebotte se rend sur le littoral normand et peint des marines et des paysages avec une technique libre et fluide résolument impressionniste. Claude Monet s’installe à Giverny en 1883 et les deux amis se voient souvent.

Au cœur de l’œuvre de Gustave Caillebotte : le jardin du Petit Gennevilliers

En 1887, Martial Caillebotte se marie et Gustave rachète alors ses parts de la propriété acquise en commun au Petit Gennevilliers. Il s’y installe définitivement en 1888 et agrandit considérablement le terrain. Il fait construire un atelier et une serre et remanie entièrement le jardin. La correspondance qu’il entretient à cette époque avec Claude Monet témoigne de leur intérêt commun pour l’horticulture. Tout comme Monet consacre nombre de ses œuvres aux nymphéas et au pont japonais de son jardin de Giverny, Caillebotte puise désormais quasi exclusivement son inspiration dans son jardin et les fleurs de sa serre. Il entreprend un grand décor végétal pour sa salle à manger : panneaux de porte débordant d’orchidées, panneaux décoratifs envahis de capucines et vaste toile peinte d’un motif tapissant de marguerites. La mort prématurée de Caillebotte en 1894, à l’âge de 45 ans, laisse inachevé le projet si original de l’artiste. Il est précurseur du cycle décoratif des Nymphéas réalisé des années plus tard par Claude Monet.

Le musée des impressionnismes Giverny célèbre l’œuvre de Gustave Caillebotte en tant que peintre et jardinier, au travers d’environ quatre-vingts œuvres. L’exposition plonge le visiteur dans la passion de l’artiste pour l’horticulture et montre comment, au même titre que Claude Monet, l’artiste s’est inspiré de son jardin pour ses tableaux.

Commissariat : Marina Ferretti, directeur scientifique au musée des impressionnismes Giverny

Exposition organisée en collaboration avec le Museo Thyssen-Bornemisza de Madrid

  • Logo du Museo Thyssen-Bornemisza

Cette exposition s’inscrit dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste 2016

  • Logo de Normandie Impressionniste

En vidéo

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En images

Zoom sur les œuvres

Gustave Caillebotte, Les Roses, jardin du Petit Gennevilliers

  • Gustave Caillebotte
  • Les Roses, jardin du Petit Gennevilliers, 1886.
  • Huile sur toile, 89 x 116 cm. Collection particulière

Gustave Caillebotte, Autoportrait

  • Gustave Caillebotte
  • Autoportrait, 1891-1892.
  • Huile sur toile, 40,5 x 32,5 cm. Paris, musée d’Orsay

Gustave Caillebotte, Les Dahlias, jardin du Petit Gennevilliers

  • Gustave Caillebotte
  • Les Dahlias, jardin du Petit Gennevilliers, 1893.
  • Huile sur toile, 157 x 114 cm. Collection particulière par l’intermédiaire de Brame & Lorenceau

Gustave Caillebotte, Orchidées

  • Gustave Caillebotte
  • Orchidées, 1893.
  • Huile sur toile, 65,3 x 54 cm. Collection particulière

En résonance

De l’impressionnisme à l’art contemporain

En regard de l’exposition, le musée présente une œuvre du Fonds régional d’art contemporain (Frac) Normandie Rouen et propose ainsi de favoriser les passerelles entre l’impressionnisme et les pratiques contemporaines.

Sur une large surface, l’œuvre picturale de l’artiste allemand Stefan Sehler donne à voir le détail agrandi d’une branche fleurie. Ce motif offre un épilogue idéal aux nombreuses natures mortes florales mises à l’honneur dans l’exposition. Le procédé de peinture à l’huile et à l’acrylique au revers d’un support de plexiglas revisite une technique très ancienne de peinture sous verre apparue dès l’Antiquité. La composition du tableau de Stefan Sehler, qui remet en jeu l’articulation entre fond et forme, fait écho à certaines variations développées par Gustave Caillebotte autour du même motif.

Ressources

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